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    HYPERCONNECTIVITÉ (WEB ADDICTION)

    La quasi omni-présence des nouvelles technologies, du "digital media", et plus particulièrement les smartphones et les tablettes, ont créé un phénomène de dépendance parfois extrême, particulièrement parmi les adolescents et les jeunes adultes. L'addiction au web, ou hyperconnectivité, c'est aussi la PEUR de manquer quelque chose si on n'est plus connecté. L'impression de devoir sans arrêt se mettre au courant de tout ce qui se passe. Et aussi, un besoin d'appartenance à une communauté, le besoin de se sentir accepté, le besoin de montrer qu'on existe... jusqu'au point où un basculement se fait, la vie virtuelle devenant prépondérante par rapport à la vie réelle. Celle-ci perd de ce fait de plus en plus d'intérêt, accentuant encore le phénomène de basculement. On en arrive donc à un comportement de type autistique, les personnes en état d'addiction devenant indifférentes à leur entourage, y compris leurs enfants.

    Je propose donc un coaching visant à aider à maîtriser ce phénomène qui peut impacter gravement la vie des personnes affectées, comme de leur entourage.

    Outre une exposition excessive aux ondes électromagnétiques, l'hyperconnectivité, encore appelée "cyberdépendance", a plusieurs impacts sérieux sur la santé :
     

    • sur le cerveau, qui réagit de manière similaire à une prise de stupéfiants comme la cocaïne (voir article du blog ici)
       

    • sur la vue, à force de regarder longtemps un objet très proche, du fait de l'excellente résolution des petits écrans des smartphones, et à cause des émissions de rayons bleus
       

    • sur le dos et la nuque, souvent courbés vers l'appareil, d'où des problèmes de disques intervertébraux et d'arthrose précoce, et bien souvent des douleurs (voir images ci-dessous)

    Les neurosciences ont établi que le cerveau a IMPÉRATIVEMENT BESOIN de moments où on ne fait RIEN. Cela lui permet d'entrer dans son "mode par défaut", dans lequel il peut intégrer les informations et les stimulis reçus, et former de nouveaux réseaux de neurones en fonction de cela. Un peu comme un ruminant a besoin de temps après avoir ingéré de la nourriture. Si ce temps n'est pas donné, parce que nous sommes connectés en permanence à un flux ininterrompu d'informations, il sera  difficile au cerveau de tirer profit des informations reçues. Voir article ici.

    Un autre problème majeur vient du fait que la plupart des gens vivent des vies compliquées, avec beaucoup d'interactions avec beaucoup de monde, beaucoup de choses à régler, une grande quantité d'informations à ingurgiter : e-mails, messages instantanés, réseaux sociaux, journaux etc.

    Ce qui fait qu'on met à profit tout moment où on pourrait ne rien faire, pour se connecter à internet, le plus souvent via un appareil mobile. Typiquement dans les transports publics. Il y a donc un double effet négatif, celui dû aux ondes électromagnétiques et celui de la dépendance au monde "connecté". Ceci crée un exemple pour les plus jeunes, qui auront ensuite tendance à reproduire ce comportement.

    Selon l'angle, la pression sur les vertèbres peut atteindre jusqu'à 27 kilogrammes

    « La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique »


    Dans une tribune au journal « Le Monde », des médecins et professionnels alertent sur les graves troubles du comportement et de l’attention qu’ils observent de plus en plus chez les petits. Ils disent : 


    "Nous, professionnels de la santé et de la petite enfance, souhaitons alerter l’opinion publique des graves effets d’une exposition massive et précoce des bébés et des jeunes enfants à tous types d’écrans : smartphone, tablette, ordinateur, console, télévision. Nous recevons de très jeunes enfants stimulés principalement par les écrans, qui, à 3 ans, ne nous regardent pas quand on s’adresse à eux, ne communiquent pas, ne parlent pas, ne recherchent pas les autres, sont très agités ou très passifs [...] Ces enfants présentent des symptômes très semblables aux troubles du spectre autistique (TSA)"

    Des vidéos inquiétantes autant qu'intéressantes à voir :

    D'où provient cette addiction et comment y remédier ?

    Un fin connaisseur de l'éducation, André Stern, mentionne les faits suivants :
     

    • Nous sommes tous, comme beaucoup d'animaux, programmés biologiquement pour apprendre en jouant, et non en étant "enseignés"
       

    • Les neurosciences ont découvert que l'enthousiasme est un facteur clé dans la formation de nouveaux réseaux de neurones
       

    Les mondes virtuels offrent en effet à l'enfant/ado les avantages suivants :
     

    • Des possibilités de jeu quasi illimitées

    • La possibilité de devenir un héros / une héroïne dans le jeu

    • Une acceptation inconditionnelle de qui on est, indépendamment de l'origine sociale, ethnique, convictions religieuses, etc

    Pour contrebalancer cela, il est donc important d’offrir à l'enfant un monde où il peut trouver des avantages similaires : un monde où il peut apprendre en jouant, un monde où il peut "mettre sa marque", où il "fait la différence", où il est accepté reconnu pour sa valeur, TEL QU'IL EST.

    Un monde stimulant, où son enthousiasme est accepté, validé, encouragé même ! Certaines écoles œuvrent maintenant en ce sens.

    Pour se libérer de l'addiction à Internet (ou au jeux), il est nécessaire que :
     

    1. La personne CONSTATE ELLE-MÊME qu'elle est INCAPABLE de maîtriser son addiction, donc qu'elle n'a PAS DE LIBERTÉ par rapport à cela

    2. La personne se rende compte de l'IMPACT que cette addiction a sur elle (effets physiques, sociaux, etc)

    3. La personne désire RETROUVER CETTE LIBERTÉ et S'AFFRANCHIR des effets négatifs de cette addiction

    4. La personne voit EN QUOI sa vie serait MEILLEURE si elle n'était plus SOUMISE à cette addiction

    5. La personne découvre dans le monde RÉEL des expériences IDENTIQUES ou SUPÉRIEURES EN QUALITÉ à celles vécues dans le virtuel

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    Cela ne veut pas dire de ne plus se connecter, de ne plus jouer, mais d'être EN CONTRÔLE par rapport à cela. 

    JE NE SUBIS PLUS, JE MAÎTRISE MES CHOIX